À retenir
LLM : comment un grand modèle de langage répond-il ?
Un LLM reçoit une instruction découpée en unités de texte appelées tokens. À chaque étape, il estime quel token est le plus adapté compte tenu de ce qui précède. Cette mécanique explique sa fluidité : le modèle a appris des régularités de langue, des formes de documents et des associations entre notions pendant son entraînement.
Avant une réponse, l’application peut lui fournir un rôle, des règles de style, la question de l’utilisateur et des informations de contexte. Le contexte a une limite : si l’on y verse un manuel entier, une partie sera écartée ou diluée. Une réponse utile dépend donc autant du choix des passages transmis que du modèle lui-même.
- Une instruction précise indique la tâche, le format attendu et les interdits.
- Des exemples montrent la structure d’une sortie exploitable, comme un tableau ou un brouillon d’email.
- Un outil peut compléter le modèle par une recherche, un calcul ou une consultation de dossier.
Le modèle ne raisonne pas comme un moteur de règles : il produit une suite probable. Il peut reconnaître une ambiguïté, mais il peut aussi choisir une information erronée avec assurance. Pour une extraction de facture, on contrôle donc les champs attendus et les valeurs impossibles ; pour une réponse client, on demande une source et une validation humaine. Le prompt engineering sert à formuler ces consignes et ces contrôles sans leur attribuer un pouvoir magique.