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AI Act : savoir si votre organisation est concernée
L’AI Act, aussi appelé règlement IA, ne vise pas seulement les éditeurs de grands modèles. Il concerne notamment les organisations qui mettent un système d’IA sur le marché de l’Union, le mettent en service ou l’utilisent dans l’Union lorsque les résultats sont utilisés dans l’Union. Une entreprise qui achète un logiciel n’endosse donc pas automatiquement le rôle de son fabricant. En revanche, elle doit pouvoir expliquer ce qu’elle déploie, dans quel but et avec quelles limites.
Le premier travail consiste à nommer le rôle de chacun. Le fournisseur développe le système, ou le fait développer, puis le commercialise ou le met en service sous son nom. Le déployeur l’utilise dans son activité. Un importateur introduit dans l’Union un système provenant d’un pays tiers ; un distributeur le rend disponible dans la chaîne de fourniture. Une entreprise peut cumuler ces rôles selon les produits et les projets. Si elle place son nom sur une solution conçue par un prestataire, modifie substantiellement un système ou change sa finalité, la qualification doit être examinée avec soin.
- Recensez les assistants acquis par les équipes, les automatisations et les outils en cours d’essai.
- Pour chaque cas, notez l’éditeur, le propriétaire métier, les données lues, les personnes concernées et l’action produite.
- Identifiez ce qui est simplement suggéré, ce qui est validé par un humain et ce qui déclenche une action.
- Gardez le contrat, les instructions d’utilisation et la version du service effectivement utilisée.
Ce registre évite de confondre un assistant qui prépare une note avec un outil qui sélectionne des candidatures ou calcule une priorité. Il donne aussi un point d’entrée aux équipes achats, sécurité, données et métier. Un audit IA permet de consolider cet état des lieux lorsqu’aucune vue transversale n’existe. Pour décider qui arbitre les usages et les exceptions, le conseil IA peut ensuite formaliser une gouvernance adaptée à votre organisation.